Les investisseurs ont tous une chose en commun: ils détestent les mauvaises nouvelles économiques. Lorsqu’une bonne partie de notre retraite est placée dans une industrie qui vit des perturbations majeures, par exemple l’immobilier à l’heure actuelle, il est normal de grincer des dents et d’avoir peur. Au Québec, justement, l’arrivée du gouvernement Marois n’a malheureusement amené que des nouvelles négatives d’un point de vue strictement financier.

Pour l’investisseur, comment faut-il encaisser les remous économiques qui se font actuellement ressentir?

Investir immobilier

Au Québec, l’investissement immobilier n’est plus aussi intéressant qu’avant. Il faudra arroser la province de beaucoup de patience et de mesures proactives avant la reprise!

Comprendre ce qui se passe dans le monde immobilier

En premier lieu, il faut regarder plus concrètement quelles sont les causes de la morosité actuellement de l’économie québécoise et en tirer des leçons.

Un article du blogue Faistacom, qu’on peut trouver au http://www.faistacom.com/48130/investir-dans-limmobilier-au-canada-un-bien-mauvais-moment/, fait état d’une surévaluation importante du prix des propriétés dans les grandes villes canadiennes. L’enthousiasme quant à la bonne situation financière du pays a mené à un développement massif du parc de condominiums au sein de Montréal, Laval et Québec, qui n’a pas été suivi par une hausse de la demande. Comme les prix sont très élevés et que les ménages n’ont pas envie de dépenser autant pour un stupide condominium, les promoteurs se retrouvent avec les bras pleins de propriétés qu’ils ne réussissent pas à vendre.

La publication de divers articles assez inquiétants sur le marché immobilier aura sans doute contribué à couper l’appétit des spéculateurs, qui n’achèteront plus de biens immobiliers à l’heure actuelle au Québec. Les jeunes ménages, de leur côté, préfèrent attendre quelques années avant d’acheter sous l’espoir que les prix baisseront pendant la crise et qu’ils pourront économiser quelques dizaines de milliers de dollars.

Donc, les acheteurs ont peur de se tromper et il y a un surplus flagrant de condos à l’heure actuelle. Les conditions sont réunies pour entraîner une chute importante de la construction, qui se répercutera indirectement sur l’industrie manufacturière, notamment sur les entreprises de portes et de fenêtres. Inutile de vous dire que certaines usines ont été forcées de mettre à pied des travailleurs cet été alors qu’en temps normal, elles auraient recruté des travailleurs à la dizaine!

Trouver de nouvelles opportunités d’investissement

Si le Québec est limité en ce qui concerne l’investissement aujourd’hui, où faut-il aller déposer ses pépètes?

La Presse Affaires mentionnait récemment que les indicateurs économiques de l’Asie sont en hausse de façon notable dans les derniers jours. Entre avril et juin de cette année, le PIB du pays a haussé de 0.9%, ce qui est un chiffre assez important pour une puissance économique mature comme le Japon. Avec l’annonce de la tenue des Jeux Olympiques de 2020 à Tokyo, il est certain que certaines industries, notamment celle de la construction, verront leur dynamisme redoubler d’ardeur dans le pays au fil des années à venir. La position de l’archipel nippon n’est toutefois pas parfaite: la catastrophe nucléaire de 2011 est revenue hanter le pays il y a quelques mois à cause du déversement d’eaux radioactives dans l’océan pacifique.

Sinon, la croissance économique américaine commence à être plus soutenue: en août, 169 000 emplois auraient été créés. La guerre possible en Syrie, toutefois, génère une certaine incertitude sur les marchés.